l’élection du maire dans les communes, une histoire récente, un rendez-vous démocratique….

Décembre 1793, une centralisation supérieure est rétablie. Les pouvoirs centraux nomment dorénavant maires et conseillers municipaux. La centralisation des pouvoirs est plus forte qu’avant la révolution. Les élus sont révoqués et laissent place aux agents nationaux chargés de requérir et surveiller l’application des lois. Le maire et ses adjoints sont nommés par le roi et en son nom par le préfet.

Les bourgeois, effrayés à l’idée de laisser trop de pouvoir au peuple, renforcent la domination des communes par le gouvernement. Au contraire, la gauche républicaine estime que le plébiscite est la première pierre de toute démocratie. De vastes et nombreux échanges eurent lieu. En faveur du vote populaire, Léon Gambetta notera en 1869 « s’il est un point où l’on nous donne raison, c’est la sublimité de notre idéal et l’excellence de nos principes ». Jules Ferry affirmait lui-aussi qu’il « appartient au gouvernement républicain de relever la dignité et d’accroître l’indépendance des assemblées municipales ». Ainsi son retour au pouvoir permit le 5 avril 1884, de faire adopter l’élection du maire dans les communes.

Un siècle d’affrontements idéologiques aura été nécessaire pour que le maire devienne ce que 1789 avait toujours souhaité qu’il soit. Dans l’esprit des républicains convaincus, il ne s’agit pas seulement d’organiser des élections locales, mais bel et bien de susciter, dans chaque commune, de véritables débats publics.
Ainsi notre histoire républicaine nous donna le pouvoir de lutter, au niveau de la commune, pour toutes les thématiques importantes telles que l’écologie, la solidarité et la démocratie. Il nous appartient désormais, au nom de notre droit républicain et de notre devoir démocratique, de nous rendre aux urnes ce dimanche 28 juin, et de participer à notre tour à la démocratie locale.